Valse des entraîneurs

Les trous d’air se font de plus en plus nombreux et les sièges continuent de tanguer dangereusement. Neuf au total.
La palme revient incontestablement à l’Olympique de Béja qui a trouvé le moyen de procéder —en moins de deux mois— à deux remaniements techniques. Qui dit mieux! L’Algérien Saïd Hammouche, qui avait conduit la préparation d’avant-saison, a pris la poudre d’escampette, relevé par son adjoint Hédi Mokrani lequel cédera le poste au doyen de la confrérie, Amor Dhib, tout en poursuivant son club devant les instances afin de bénéficier des indemnités de licenciement.
Huit autres clubs ont cédé à la tentation parmi lesquels les membres du «big four», avec l’ESS puis le CA. En attendant les deux autres grosses écuries l’EST, où Maâloul est sur le départ, alors qu’au CSS, l’Allemand Reinhard Stumpf est en sursis depuis pratiquement la première journée. La rumeur  a d’ailleurs enflé depuis lundi sur d’éventuels contacts avec l’Egyptien Houssem Hassen, lesquels contacts ont été vite démentis.

Le mythe éculé du choc psychologique

Durant la trêve, trois clubs vont devoir régler le volet du staff technique :
– L’Espérance Sportive de Zarzis : la succession de Tarak Thabet était toujours ouverte. Noureddine Bourguiba, le directeur technique, a assuré l’intérim dans les deux dernières sorties, contre l’Etoile du Sahel et à Béja. Le club de Ali Lourimi a conclu mercredi un accord avec Ghazi Ghraïri, rentré des Emirats Arabes Unis, suite à son limogeage par Nadi El Imarati où il a été relevé par son compatriote Ali Boumnijel!
– L’Union Sportive Monastirienne : l’Algérien Rachid Belhout limogé au bout d’une longue «agonie», le bureau de Ahmed Belli lorgne actuellement vers l’enfant du club, Faouzi Benzarti, son frère cadet Lotfi et, accessoirement, vers Chiheb Ellili, sélectionneur de l’équipe juniors, ou un technicien allemand. La décision doit intervenir aujourd’hui à l’occasion de la réunion du bureau directeur usémiste.

Club Sportif d’Hammam-Lif: au bout d’un long sursis accordé à l’enfant du club, Nabil Tasco, le bureau de Adel Daâdaâ a tranché lundi en remerciant le jeune technicien. Deux noms reviennent couramment pour prendre la relève : Kamel Zouaghi, à peine «sorti» de Gafsa, et Kaïs Yaâkoubi.
Quoi qu’il en soit, l’instabilité technique a de tout temps été contre-productive. A contrario, la continuité génère des fruits mûrs. Comme en témoigne présentement le parcours étourdissant du Club Athlétique Bizertin et de l’Avenir Sportif de La Marsa qui mènent la danse en Ligue 1 en s’appuyant sur leurs coaches de la saison dernière, Maher Kanzari et Gérard Buscher.
Quant au mythe du choc psychologique, il est à ranger au registre du cliché…

Huit techniciens passés à la trappe

Voici le point des remaniements techniques touchant les clubs de Ligue 1 depuis le début de la saison, le 4 novembre dernier :
Clubs         Entraîneurs
partants    Entraîneurs
arrivés
ESS         Mondher Kebaïer    Khaled Ben Sassi
OB          Saïd Hammouche
puis         Hédi Mokrani    Amor Dhib
ESHS       Sofiène Morjène    Fethi Laâbidi
CA           Faouzi Benzarti    Abdelhak Ben Chikha
EGSG       Kamel Zouaghi    Khaled Ben Yahia
ESBK       Lotfi Kadri    Sofiène Hidoussi
ESZ         Tarak Thabet   
USM        Rachid Belhout   
CSHL        Nabil Tasco   

 
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