Après CSS-ESZ (5-1)

C’est mieux certes, mais des carences subsistent encoreLes signes du regain de vitalité affichés par le Club Sfaxien au cours du match remporté contre le Stade Tunisien se confirment de plus en plus. Dans la foulée de sa première victoire de la saison, il a réussi en effet à ramener un probant match de Monastir malgré l’état à la limite de la praticabilité du terrain suivi d’une victoire écrasante aux dépens des « sang et or » du Sud (5-1).

Ce deuxième succès qui lui a valu de soigner sensiblement son classement est venu au bon moment assainir l’ambiance générale au sein du groupe et surtout calmer les esprits des supporters.
Par conséquent Reinhard Stumpf qui était au lendemain du match nul concédé à l’ASGabès sur un siège éjectable se voit conforté à son poste. De ce fait, il pourra travailler à l’abri de toute pression et donc exécuter son programme dont l’objectif déclaré est la mise sur pied d’un ensemble bien compétitif en mesure de défendre chèrement les couleurs du club sur la double scène nationale et continentale.

Beaucoup du pain sur la planche, cependant

La large victoire obtenue contre l’ESZarzis ne devait pas toutefois cacher les nombreuses carences entrevues par l’équipe à tous les niveaux du jeu.

La défense d’abord continue de montrer des signes de fébrilité comme cela a été illustré sur le but zarzissien, encaissé de manière on ne peut plus naïve. Certains défenseurs tels que Rouid et Yussufu malgré toute leur bonne volonté donnent l’impression d’être encore à la recherche de leur meilleure forme. Autre joueur qui n’arrive pas à convaincre, il s’agit de Ali Maaloul qui a tendance à verser dans le jeu individuel. Naby qui fut l’auteur de deux des buts des siens lui arrive souvent de mêler ses pinceaux en jouant de manière compliquée qui lui coûte souvent de perdre le ballon ou de dilapider une belle opportunité de but. Le but inscrit par l’équipe zarzissienne avait pour origine une erreur criarde de Naby qui s’obstinant à dribbler se fait subtiliser la balle permettant à l’adversaire de mener le contre couronné par le but égalisateur de Hussein Idrissi (39’)

La fraîcheur physique des Sfaxiens a prévalu

Malgré les erreurs commises dues au manque de lucidité de certains de ses joueurs, le onze sfaxien a pu submerger son vis-à-vis grâce surtout à sa supériorité physique. L’équipe « Noir et Blanc » qui avait pourtant un match de plus dans les jambes par rapport à son adversaire a agréablement étonné par sa fraîcheur physique qui lui a valu de faire pratiquement cavalier seul en 2ème mi-temps.

Khalil Sylla, sensations en passe d’être retrouvées

L’un des meilleurs joueurs sfaxiens fut l’attaquant Khalil Sylla qui commence progressivement à retrouver ses sensations de buteur. Après un début timide, le Guinéen a été dimanche l’auteur d’une prestation honorable. En effet il fut l’auteur d’un terrible tir qui s’écrasa sur la transversale avant de servir Hammami sur un plateau pour marquer le 3ème but sfaxien. Sylla joua surtout beaucoup sans ballon ouvrant des couloirs devant ses coéquipiers dans la défense zarzissienne.

En attendant que le cadre technique parvienne à remédier aux nombreuses carences qui affectent encore le jeu de l’équipe, celle-ci se voit d’ores et déjà revigorée moralement avant l’abord de deux périlleux déplacements face à l’EST (6ème ) et l’ESS (7ème journée).

Deux échéances qui auront une importance considérable sur la nature de la suite de son parcours en championnat.

Ameur KERKENNI