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Campagne oléicole : 28.000 t d’olive

 

Les dernières pluies automnales qui se sont abattues sur le grand Sud sont venues au bon moment , d’après les spécialistes. Elles ont fait renaître de l’espoir chez tous les agriculteurs, en général,et les oléiculteurs, en particulier. En effet, la campagne oléicole pointe à l’horizon et les récentes averses ont sauvé, pratiquement, ce qui reste à sauver.
A Zarzis , le pluviomètre a oscillé entre 10 et 50 millimètres, selon les endroits et toute la forêt a été arrosée. Depuis une semaine, les tracteurs sont sortis de leur réserve et d’autres activités agricoles sont perceptibles dans les oliveraies et principalement là où les arbres ont produit des fruits.
Mais, d’après les responsables de ce secteur, la production est très modeste cette année. Les estimations avancées sont de l’ordre de 28.000 t d’olive dans les trois gouvernorats du Sud-Est , Gabès , Médenine et Tataouine. La récolte à Zarzis, surnommée capitale des oliviers, est estimée à 4.000 t d’olive seulement; une quantité inférieure à celles des années 1995 et 2006 et insignifiante par rapport au record qui reste 80.000 t dans cette délégation.
Une commission spéciale se réunira bientôt au siège du gouvernorat pour décider le coup d’envoi de la cueillette et qui serait probablement au cours de la première quinzaine du mois de novembre.
Des travaux d’aménagement, d’entretien et de maintenance ont commencé à faire leur apparition dans quelques huileries qui se préparent à la trituration; pas toutes parce que la ville compte 75 huileries en tout. A ce propos  M. Mounir Abichou, chercheur et spécialiste dans ce domaine, a à dire dans ce volet‑: “Dans une ville espagnole, il y a deux huileries pour deux millions de pieds d’oliviers, alors qu’à Zarzis, il y a 75 huileries déjà pour 1,2 million d’oliviers”, dit-il.
Et d’ajouter‑: “Ensuite , la qualité d’huile extraite dans ces huileries, équipées de chaînes continues, n’est pas super. Et enfin, l’huile est un jus de fruit et son extraction à froid,  jadis la seule effectuée par nos ancêtres, n’est plus possible et c’est bien dommage. Par contre, elle constitue une option dans les pays de la rive nord de la Méditerranée, à l’heure actuelle”.

Auteur : Dhaou MAATOUG
Ajouté le : 13-10-2011
la presse Tunisie