Nfidhett Mohra

Littéralement, “la prairie de la jument”, un endroit entre Bengardane et Medenine, juste au niveau du vingt deuxième km à gauche pendant que je cherchais mes silex autour d’un monticule de terre. Ce qui m’avait pris quelques heures avec une seule pièce de trouvé sans grande importance. J’en ai déduis que mon ancêtre le paléo et néo ne sont pas passé par là !! Erreur, erreur, car dés que je me suis approché de la petite colline j’ai constaté plusieurs crevasses effectuées par des pirates du patrimoine. La première qui aurait été creusé il y a trois ans au plus, comportait dans son fond c-à-d, deux mètres et demi, une couche de cendres horizontale dans la quelle j’ai pu enlevé avec mon bâton un bout de poterie primitive. Un peu plus loin des “forages” récents, qui auraient été effectué la nuit d’avant, montraient une infrastructure verticale et très profonde dans laquelle les profaneurs ont fait un trou labyrinthique. Plusieurs dalles en pierres taillées et pierres granulés parsemaient les points saillants du relief. Une sorte de jeu de “Dame” avec des trous ornait l’une d’entre elles. De l’endroit du constat même, j’ai téléphoné aux préposés du patrimoine pour signaler l’acte barbare et demander des renseignements sur le nom de l’endroit et son classement éventuel, mais il parait que le site est totalement inconnu et c’est grâce aux charpardeurs que cet endroit est désormais connu. Une lettre a été adressé aux instances pour prendre en charge ce site par les soins nécessaires et la mise en relief. D’après moi, cet endroit serait punique, et n’aurait pas été habité pour une longue période à cause du très peu de débris tout autour. Avec cet endroit, “Nifidhett Mohra”, “El Mdeyne” “Suchis”, La choucha, Sidi Ettouey, El Whamiya… Bengardane, est en mesure de prétendre à un patrimoine riche et millénaire.

Lihidheb mohsen
jeudi 3 janvier 2013