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Zarzis Biban art

Il faut reconnaître que j’ai une relation particulière avec cet isthme légendaire qui se prolonge entre la mer et le lac El Bibane sur un longueur de vingt km au moins. Non seulement, j’ai une forte sympathie à ses pauvres habitants, pêcheurs au jours le jour cloîtrés entre l’exploitant, la mer, le lac, l’absence de transport, la distance pénible vers la ville et le poste de police qui contrôle l’entrée. D’ailleurs il y a quatre ans, il a fallut que je gueule haut et fort et m’insurger sur le net et à la radio pour que ces gens aient de l’eau potable…. Tout de même, je ne peux pas parler du silex de mes aïeux et négliger mes contemporains… Bref, cet isthme est très fertile quand il y a de la pluie mais reste sans eau et c’est pour cela, que les seuls édifices historiques sont le fort de “Sidi Ahmed Chaouch” qui contrôle l’accès et la sortie de la ville romaine de Mdeyna, située sur la cote sud de lac. Submergée en partie par l’eau, cette ville (Atlantide) était un relaie entre Zien et Sabrata. Arbitrairement branché sur le préhistorique, j’ai toujours longé des centaines de fois les plages de cette langue de terre dans mon action écologique de collecte de déchets et quelques dizaines de fois la dorsale rocailleuse au milieu de l’isthme, mais à vrai dire le silex se fait rare et à prédominance paléolithique supérieur. Il a fallut que je constate des travaux de terrassement de terrains pour que je revienne fouiner sur les lieux et trouver des merveilles de cette époque. Un couteau parfait dentelé d’un coté et tranchant de l’autre, un bel broyon oblongue et très lisse, quelques lamelles dentelées, des pointes de lance….Pour les pointes d’armures je n’ai trouvé qu’une seule sur une cinquantaine de sorties. Toutefois, le silex n’est pas abondant, mais les pièces sont grandioses et imposantes. Ce que vous pouvez constatez aussi sur les photos ou comme pour mon recyclage éco artistique des objets provenant de la mer, j’essais de configurer les silex de telles sortes qu’ils expriment un message, leur message pour que nous réfléchissions sur notre parcours. Un assemblage reprend l’évolution des outils du biface, aux lamelles, aux têtes d’armures, au fer représenté par un clou géant de l’époque romaine et enfin, des douilles de cartouches de chasse qui symbolises notre déchéance et notre agressivité gratuite. Ainsi, dans cette configuration, j’ai résumé l’histoire de l’homme depuis sa découverte de la pierre, sa maîtrise de la taille, le feu, la poterie, le fer, la poudre…une histoire de douleurs de souffrances. On peut dire alors, qu’El Bibane ou Ejdaria comme il plait à l’administration de l’appeler , est une région pleine de petites stations puniques, romaines, logeant la mer et sur la colline, mais toutes les pièces silex sont du paléolithique supérieur ce qui peut être confirmer par la quasi absence de bris.

Lihidheb mohsen
mercredi 26 septembre 2012