الرئيسية / Zarzis — Tourisme Beaucoup reste à faire

Zarzis — Tourisme Beaucoup reste à faire

 Tout le monde sait que le tourisme méditerranéen est en crise, et les touristes préfèrent d’autres régions à cause des bouleversements sociaux et politiques que connaissent certains pays.
La sixième conférence internationale tenue à Djerba les 16 et 17 avril et organisée conjointement par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et le ministère tunisien du Tourisme a certainement visé à remettre les pendules à l’heure. Elle a fourni aux participants une vue d’ensemble des stratégies et des politiques touristiques actuelles et leur a offert une plateforme de dialogue aux destinations  méditerranéennes, parce que les pays méditerranéens ont besoin d’une vision partagée pour réévaluer leurs industries touristiques. En marge de cette rencontre, certains pays en ont également profité pour signer des accords de partenariat.
Mais là, c’est une vue globale. Concernant le secteur du tourisme en Tunisie, celui qui parle du Sud-Est, vise surtout la zone Djerba-Zarzis. Toutefois, beaucoup reste à faire dans cette dernière. Le soleil, la mer, la gastronomie, le bradage des prix sont certes des facteurs à prendre en considération, mais la propreté de l’environnement est l’une des composantes essentielles de ce secteur.
A Zarzis, les déchets de toutes sortes, les ordures ménagères, le laisser-aller se sont installés au fil des jours à cause du manquement aux responsabilités de ceux qui sont censés veiller à l’application de la loi.
Des petites décharges publiques dans chaque quartier, des odeurs nauséabondes, des containers de grand volume rouillés occupant une partie de la chaussée, surtout dans la zone touristique…un vrai régal pour les gerboises et les moustiques. Une situation difficile à maîtriser et le phénomène s’accentue davantage avec l’arrivée de la saison estivale.
Avisée de la gravité de la situation, il y a des mois, la municipalité n’avait pas bronché du tout. Pour faire face aux revendications des citoyens, elle avait évoqué le manque de moyens de transport pour permettre à ses agents de circuler sur les lieux et dissuader les réfractaires. Mais voilà qu’un véhicule flambant neuf est déjà à Zarzis depuis des mois, qu’attend-elle pour appliquer la loi ?

Auteur : Dhaou MAATOUG

Ajouté le : 19-04-2012
la presse tunisie