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Zarzis…réalité et perspectives.

Zarzis…réalité et perspectives.

Aussi passionnel, improvisé et approximatif soit-il…on ne peut que soutenir l’effort associatif visant à promouvoir la région…ne serait-ce que pour se positionner en veille, aux éventuels acquis de l’événementiel chaotique…quelques fois créateur… Zarzis est un oasis maritime de cent milles habitants…dont la vocation est basée par ordre d’importance sur : 1) L’agriculture constituée principalement par la culture de l’olivier et la pêche côtière semi-extensive. Deux secteurs d’activités durables et intégrées, qui n’ont généré qu’un faible taux des capacités de transformation de leurs produits et un faible passage vers la manufacture et l’industrie agro-alimentaire. Entre un choix et une calamité, cette tendance peut être considérée comme un glissement horizontaliste réducteur…une défaillance structurelle et conceptuelle, qui peut toujours être rattrapée et constituer par conséquent, un tremplin à un développement vertical à vocations variables…susceptible d’animer la zone industrielle, la zone franche, le port commercial et les voies maritimes. 2) Le tourisme, qui malgré sa réussite à créer un pôle d’activité de services, de commerce et d’emploi…a aussi failli, par sa « ghettoïsation » et son parcours linéaire…à s’ouvrir sur son milieu naturel et humain et surtout manqua de drainer et accompagner ses alliés naturels, l’environnement et les « métiers » traditionnels de la région… Un secteur fragile, qui faute de bonne gestion, a aussi subit de plein fouet, le tourisme de masse, l’ingérence étrangère et le terrible système « all-inclusif », qui a engendré une déconnection entre l’infrastructure hôtelière et son milieu social et économique. Toutefois, tout en gérant le disponible sans rupture, la région de Zarzis, a encore des perspectives très importantes pour un tourisme alternatif équitable, humain, culturel et éco-amical, grâce à la diversité de son relief, sa morphologie amphibie et la beauté de ses paysages. 3) L’émigration, qui était depuis la première moitié du siècle dernier, une alternative aux difficultés et à la dureté de la vie locale, avait commencé vers Tunis, puis l’Europe, pour constituer dans les années soixante, un flux migratoire de masse, perturbant, l’activité humaine de la région en gommant tout un savoir faire et extirpant les porteurs des techniques de survie de leur milieu. A un moment, ce mouvement humain, avait merveilleusement opté pour l’importation des moyens de production et d’exploitation comme les tracteurs…mais cet éclairci bénéfique dans le comportemental collectif, n’avait que peu duré, pour laisser la place à l’esprit de consommation et la fixation des capitaux dans le béton. Néanmoins, tout en ayant manqué les possibilités de transfert de technologies et d’orienter cet investissement humain vers l’optimisation de sa contribution dans le pays émetteur, les émigrés avaient fortement participé à l’économie locale et constituèrent un apport constant dans le domaine du bâtiment et autres, et ce, malgré le désenchantement d’une expérience fâcheuse commanditée par les politiques et sabotée par les politiques dans les années quatre vingt. 4) Le secteur des services, est intimement lié aux ressources de l’émigration, que ce soit pour les réserves des banques, de la poste, dans les domaines de la construction, le marché foncier… Les services, ont aussi une facette occultée « à vue d’œil » constitué par le marché parallèle des carburants et autres, qui malgré leur caractère « sauvage », rend service à la population et emploi des centaines de personnes…ce qui sous entend une certaine légitimité avec le temps et la nécessité de l’intégrer progressivement dans la mécanique fiscale… 5) L’industrie, ne peut être citée en tant que telle dans cette région, si ce ne sont les oléo facteurs centenaires et les quelques conserveries des produits de la mer destinés à l’exportation ou les dizaines de viticulteurs peu soucieux de l’éthique et de la pollution. Encore une fois, comme la politique l’avait fait pour les émigrés investisseurs dans le bled, on peut constater partout, les restes de plusieurs usines délabrées étouffées par une destruction en règle de tout ce qui est prometteur et susceptible d’aider le pays. Ce secteur, a toujours toutes les chances de contribuer à l’essor de la région, surtout quand toutes les conditions sont paradoxalement disponibles pour sa réussite pour n’en citer que, la zone industrielle, le port, l’aéroport, l’autoroute pour bientôt, les minéraux des salines, les produits de la mer et de la terre, le dépôt stratégique de carburant, la logistique de services et hôtelières… Toutefois, il faudrait signaler l’existence sur place d’activités capables de constituer une tête de pont pour un tissu de transformations, recyclages,…comme la construction navale qui est déjà en activité et jouit d’une infrastructure appropriée, adéquate et opérationnelle. 6) Les richesses minières sont constituées par les domaines « tabous » du pétrole et les salines, qui, devraient faire un pas géant vers la région pour une meilleure transparence et un engagement direct dans l’économie locale.

Conclusion : Tout en réduisant à sa juste valeur, les fausses promesses de la zone franche, la zone industrielle devrait prendre le dessus et accaparer l’attention et les efforts de tout les intervenants de la région pour transformer les produits agricoles et de pêche locaux et démarrer sur des bases solides, un tissu agro industriel intégré et durable. Une option, qui ne risque rien et peut pourvoir de l’emploi et la prospérité, comme l’avaient fait brillamment les premiers Akkara. Bien sur, le climat de quiétude et de confiance est à restaurer, afin de convaincre les capitalistes de la région à investir, à gagner, à créer de l’emploi et des richesses….et redonner à Zarzis, sa véritable dimension, celle de Shanghai, Taiwan et Hong Kong…

Lihidheb mohsen éco artiste 13.05.2014